Fiche n° 1393 · Flore · Cnidaires (coraux & anémones)

Corallimorphe

Discosoma spp.

Asie Malapascua Puerto Galera

Référence : https://silencejeplonge.fr/faune-flore/fiche/philippines-flore-corallimorphe/

Corallimorphe (Discosoma spp.)
Photo : Chaloklum Diving — CC BY 3.0 — source

Clé d'identification

  • Polype en disque plat ou en assiette, de quelques centimètres, posé sur la roche, souvent en groupes serrés.
  • Pas de longs tentacules : la surface du disque porte de petites verrues ou des tentacules très réduits.
  • Bouche au centre, sur un petit cône ; bordure du disque parfois lobée.
  • Couleurs variées, souvent brun-vert, avec des reflets métalliques, des rayures ou des taches ; beaucoup de mucus.
  • Aucun squelette calcaire, contrairement au corail champignon d'apparence voisine.

Noms

Nom usuel
Corallimorphe
Nom scientifique
Discosoma spp.
Autres noms
Corallimorphaire · Anémone disque · Anémone champignon · Mushroom anemone · Disc anemone
Synonymes
Actinodiscus

Distribution géographique

Genre des mers tropicales, avec une dizaine d'espèces. Aux Philippines, GBIF compte une quarantaine d'occurrences, surtout Discosoma nummiforme (25) et D. dawydoffi (4), avec des observations à Malapascua et des spécimens de musée de Puerto Galera.

Zones : Malapascua · Puerto Galera — Asie

Biotope

Récifs coralliens et fonds rocheux peu profonds, sur la roche nue, les débris et les parois, souvent dans des zones un peu ombragées. DORIS donne 5 à 30 m pour Discosoma neglecta ; la profondeur des mentions philippines n'est pas précisée dans GBIF.

Profondeur : 5 – 30 m

Repères pour le plongeur

Petits disques plats, serrés comme des pièces de monnaie, brun-vert à reflets métalliques, posés sur les rochers et débris du récif à Malapascua ou Puerto Galera. Un animal sans squelette : on l'observe sans contact.

Meilleure saison : Toute l'année

Biologie

Alimentation

Mixte : les algues symbiotiques (zooxanthelles) des tissus fournissent une grande partie de l'énergie ; le disque capture aussi de petites proies et des particules en les enveloppant.

Reproduction

Surtout asexuée : le disque se déchire en fragments qui donnent des groupes d'individus identiques (DORIS, Discosoma neglecta). La reproduction sexuée des espèces philippines n'a pas été documentée ici.

Conservation

Non évalué (UICN)

Discosoma nummiforme n'est pas évalué (NE) par l'UICN selon GBIF (consulté le 18 octobre 2026). Aucune protection propre au genre n'a été trouvée aux Philippines. Plusieurs espèces sont vendues en aquariophilie.

Espèces ressemblantes

  • Rhodactis spp. : autres corallimorphes, présents aussi aux Philippines (Anilao, Malapascua), dont le disque est couvert de tentacules minuscules et ramifiés, rangés en lignes qui rayonnent depuis la bouche.
  • Anémone oreille d'éléphant (Amplexidiscus fenestrafer) : disque fin bien plus grand, de 30 cm et plus, cerné d'un anneau blanc sans tentacules (DORIS).
  • Corail champignon (Fungia et apparentés) : disque libre à squelette calcaire rigide et lamelles rayonnantes — voir fiche liée.
  • Zoanthaires (Palythoa) : polypes plus petits réunis dans un tapis commun — voir fiche liée.

Classification

Règne
Végétal / algue
Groupe
Cnidaires (coraux & anémones)

Identification

Rangé dans la « flore » du site, le corallimorphe est un animal. C’est un polype de la classe des hexacoralliaires, très proche des coraux durs, mais sans squelette calcaire. DORIS le décrit comme une sorte d’assiette garnie de tentacules minuscules.

Le genre Discosoma est le mieux documenté aux Philippines dans GBIF : on le retient ici comme référence. Ses polypes forment des disques plats de 2 à 3 cm, souvent serrés en groupes qui rappellent des pièces de monnaie. La surface porte de petites verrues ou des tentacules très réduits, qui ne se déploient pas. Au centre, la bouche s’ouvre sur un petit cône. Les couleurs sont variées, souvent brun-vert, avec des reflets métalliques, des rayures ou des taches.

L’autre corallimorphe courant aux Philippines, Rhodactis, se reconnaît à son disque velouté, couvert de tentacules minuscules et ramifiés rangés en lignes rayonnantes. DORIS n’a pas de fiche pour les Discosoma indo-pacifiques ; sa fiche de D. neglecta porte sur une espèce des Caraïbes. Sur photo, on reste au niveau du genre.

Où et quand l’observer aux Philippines

GBIF compte une quarantaine d’occurrences de Discosoma aux Philippines. L’essentiel concerne Discosoma nummiforme, suivi de D. dawydoffi. Les observations de plongeurs viennent surtout de Malapascua, et des spécimens de musée ont été récoltés à Puerto Galera. Une mention isolée existe à Dauin. Le nombre réel de sites est sans doute plus grand : ces disques discrets sont peu photographiés.

Cherchez-les sur la roche nue, les débris et les parois du récif, dans la tranche de 5 à 30 m que DORIS donne pour son cousin caribéen D. neglecta. Les corallimorphes aiment les zones un peu ombragées, comme les surplombs et les pieds de tombant. Fixés, ils s’observent toute l’année.

Biologie et comportement

Les zooxanthelles, algues microscopiques logées dans les tissus, fournissent une grande part de la nourriture du corallimorphe. Leurs pigments donnent la teinte brun-vert. Le disque peut aussi se refermer légèrement pour envelopper de petites proies.

La reproduction asexuée domine. Chez D. neglecta, DORIS décrit des fragments qui se détachent du bord du disque et donnent de nouveaux individus identiques. C’est ce qui produit les groupes serrés que l’on voit sur la roche. Les corallimorphes produisent aussi beaucoup de mucus. Certains Discosoma sont célèbres en laboratoire : une protéine fluorescente rouge, utilisée en biologie, a d’abord été tirée de ce genre.

Statut et protection

Discosoma nummiforme n’est pas évalué par l’UICN (NE), selon GBIF consulté le 18 octobre 2026. Aucune protection propre au genre n’a été trouvée aux Philippines. Plusieurs espèces sont vendues pour l’aquariophilie.

Bien l’observer et la photographier

Approchez lentement, en flottabilité neutre : sous un surplomb, un coup de palme suffit à soulever les sédiments et à recouvrir les disques. Ne touchez pas les polypes, très fragiles.

Un objectif macro rend bien les reflets métalliques. Cadrez un petit groupe de disques de face, puis un polype seul pour montrer la bouche et la bordure. Éclairez de biais, à faible puissance, pour garder les couleurs sans brûler le mucus brillant.

Sources