Fiche n° 1216 · Faune · Poissons

Poisson-papillon rayé

Chaetodon striatus

Amérique Caraïbes Yucatán

Référence : https://silencejeplonge.fr/faune-flore/fiche/mexique-faune-poisson-papillon-raye/

Poisson-papillon rayé (Chaetodon striatus)
Photo : Paul Asman and Jill Lenoble — CC BY 2.0 — source

Clé d'identification

  • Corps en disque, haut et très comprimé, museau pointu ; 13 cm en moyenne, 16 cm au maximum.
  • Fond blanc argenté barré de bandes verticales noires, la première traversant l'œil.
  • Fines lignes grises horizontales qui donnent au flanc un aspect côtelé.
  • Une bande noire à la base de la dorsale molle se prolonge sur le pédoncule caudal ; dorsale et anale bordées de noir et de jaune.
  • Nageoires pelviennes noires, sauf l'épine.
  • Adulte sans ocelle ; le juvénile porte un point noir cerclé de blanc sur la dorsale molle.

Noms

Nom usuel
Poisson-papillon rayé
Nom scientifique
Chaetodon striatus
Autres noms
Poisson-papillon strié · Papillon à bandes · Papillon-pyjama · Petite lune · Banded butterflyfish · Mariposa rayada
Synonymes
Chaetodon consuelae · Anisochaetodon trivirgatus · Chaetodon striatus dorsimacula · Chaetodon striatus albipinnis

Distribution géographique

Atlantique ouest tropical, du Massachusetts au sud du Brésil, Bermudes, golfe du Mexique et mer des Caraïbes ; aussi aux rochers de Saint-Paul. Au Mexique, les occurrences de GBIF se concentrent sur la côte caraïbe du Quintana Roo, avec quelques mentions au Yucatán. Absent du Pacifique.

Zones : Caraïbes · Yucatán — Amérique

Biotope

Récifs coralliens et fonds rocheux, le plus souvent entre 5 et 20 m, signalé de 3 à 70 m. Adultes seuls ou en couple ; juvéniles plutôt dans les herbiers. La nuit, il s'abrite dans les anfractuosités du récif.

Profondeur : 3 – 70 m

Repères pour le plongeur

Poisson-papillon des récifs caraïbes du Mexique, reconnaissable à ses larges bandes noires sur fond blanc et à ses pelviennes noires. Souvent en couple entre 5 et 20 m, il se laisse approcher si l'on reste calme.

Meilleure saison : Janvier · Février · Mars · Avril · Mai · Juin · Juillet · Août · Septembre · Octobre · Novembre · Décembre

Biologie

Alimentation

Polypes coralliens, vers polychètes, petits crustacés et œufs de mollusques ; il passe l'essentiel de la journée à se nourrir.

Reproduction

Sexes séparés, couples souvent stables. Ponte au crépuscule près de la surface, 3 000 à 4 000 œufs pélagiques qui éclosent en un jour ; larve tholichthys dispersée environ deux mois avant de s'installer sur le récif à 12-15 mm.

Conservation

Préoccupation mineure (UICN)

Préoccupation mineure (LC) sur la liste rouge mondiale de l'UICN, évaluation du 7 octobre 2009 selon FishBase. DORIS ne mentionne aucune réglementation propre à l'espèce.

Espèces ressemblantes

  • Poisson-papillon à quatre yeux (Chaetodon capistratus) : l'adulte porte un gros ocelle noir cerclé de blanc sous l'arrière de la dorsale et des lignes en chevrons ; le juvénile peut tromper, mais ses pelviennes sont claires, alors qu'elles sont noires chez C. striatus.

Classification

Règne
Animal
Groupe
Poissons

Identification

Le poisson-papillon rayé, que DORIS nomme poisson-papillon strié, est un petit chétodon de 13 cm en moyenne, 16 cm au plus. Son corps forme un disque haut et très aplati, terminé par un museau pointu qui porte une petite bouche aux dents fines et serrées. Les premières épines de la dorsale sont bien visibles.

La livrée suffit presque toujours : un fond blanc argenté, barré de larges bandes verticales noires. La première traverse l’œil, deux autres coupent le flanc, et une dernière court à la base de la dorsale molle jusqu’au pédoncule caudal. De fines lignes grises horizontales donnent au corps un aspect côtelé, d’où le surnom de papillon-pyjama. La dorsale et l’anale sont bordées d’un liseré sombre rehaussé de jaune. Regardez aussi les nageoires pelviennes : elles sont noires, à l’exception de l’épine.

Le juvénile porte un ocelle, un point noir cerclé de blanc, sur la partie molle de la dorsale. Il s’estompe avec la croissance. C’est à ce stade que la confusion est possible avec le poisson-papillon à quatre yeux (Chaetodon capistratus). Chez ce dernier, les pelviennes sont claires, et l’adulte garde un gros ocelle sous l’arrière de la dorsale, sur une livrée grise et jaune à chevrons. La nuit, le poisson-papillon rayé prend une teinte plus sombre.

Où et quand l’observer au Mexique

L’espèce vit dans l’Atlantique ouest tropical, du Massachusetts au Brésil, y compris le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes. Elle est absente du Pacifique : inutile de la chercher en Basse-Californie. Au Mexique, la grande majorité des observations enregistrées par GBIF provient du Quintana Roo, sur la côte caraïbe, et quelques-unes de l’État du Yucatán. Elle ne fréquente pas les cénotes, qui sont des milieux d’eau douce.

Cherchez-la sur les récifs coralliens et les fonds rocheux, le plus souvent entre 5 et 20 m, même si FishBase la signale jusqu’à 70 m. Les juvéniles se tiennent plutôt dans les herbiers. Sédentaire, elle s’observe toute l’année. C’est un poisson diurne : le soir, il se glisse dans une anfractuosité pour échapper aux murènes et aux gros prédateurs.

Biologie et comportement

Le poisson-papillon rayé picore toute la journée des polypes de corail, des vers polychètes, de petits crustacés et des œufs de mollusques. Les polypes étant peu nourrissants, il passe l’essentiel de son temps à se nourrir. Les adultes forment parfois des groupes d’une vingtaine d’individus qui chassent le plancton, et il leur arrive de nettoyer d’autres poissons du récif.

Les sexes sont séparés et les couples restent souvent unis. La ponte a lieu au crépuscule : les partenaires montent près de la surface et libèrent ensemble leurs gamètes. La femelle émet 3 000 à 4 000 œufs, qui éclosent en un jour. La larve, appelée tholichthys, porte des plaques osseuses sur la tête et dérive environ deux mois avant de s’installer sur le récif. Acculé, l’adulte dresse ses épines dorsales.

Statut et protection

L’UICN classe l’espèce en « Préoccupation mineure » (LC). FishBase date cette évaluation du 7 octobre 2009. DORIS ne signale aucune réglementation propre à ce poisson.

Bien l’observer et la photographier

DORIS le décrit comme plutôt indifférent aux plongeurs, tant qu’on ne le serre pas de trop près. Repérez un couple, stabilisez-vous à distance du corail et laissez-le revenir vers vous : le couple volette autour des reliefs du récif. Son corps en disque lui permet de virer sec dans les reliefs, mais il nage mal en ligne droite, alors ne le poursuivez pas.

Pour la photo, cherchez le profil strict : les bandes et les pelviennes noires ressortent mieux. Ne vous appuyez pas sur le récif pour cadrer, car ce sont précisément ses polypes qui le nourrissent. Et réservez quelques images aux juvéniles des herbiers, pour vérifier l’ocelle.

Sources