Fiche n° 1329 · Flore · Cnidaires (coraux & anémones)

Corail cerveau

Platygyra daedalea

Océan Indien Lagon Thilas Tombant extérieur

Référence : https://silencejeplonge.fr/faune-flore/fiche/maldives-flore-corail-cerveau/

Corail cerveau (Platygyra daedalea)
Photo : Philippe Bourjon — CC BY-SA 4.0 — source

Clé d'identification

  • Colonie massive en dôme, parfois en plaque, souvent de 20 à 60 cm et jusqu'à 1,5 à 2 m de diamètre.
  • Surface en labyrinthe : longues vallées sinueuses séparées par des murailles épaisses.
  • Vallées larges de 5 à 6 mm, souvent longues de 2 à 3 cm.
  • Septes saillants à l'aspect « effiloché », irrégulier, sur le sommet des murailles.
  • Contraste de couleurs fréquent : murailles brunes, vallées grises ou vertes.

Noms

Nom usuel
Corail cerveau
Nom scientifique
Platygyra daedalea
Autres noms
Corail-cerveau dédale · Maze brain coral · Lesser valley coral
Synonymes
Madrepora daedalea · Coeloria daedalea · Maeandra daedalea · Platygyra rustica

Distribution géographique

Indo-Pacifique et mer Rouge. Aux Maldives, GBIF compte une quinzaine d'occurrences (octobre 2026) : présence attestée, mais encore peu documentée dans les bases ouvertes.

Zones : Lagon · Thilas · Tombant extérieur — Océan Indien

Biotope

La plupart des milieux récifaux, surtout les bordures d'arrière-récif (Corals of the World) ; aussi les chenaux externes et les lagons. De 3 à 30 m selon SeaLifeBase.

Profondeur : 3 – 30 m

Repères pour le plongeur

Corail massif en labyrinthe, à murailles brunes et vallées vertes ou grises, sur les pentes et dans les lagons des Maldives. Ne vous posez jamais dessus : un coup de palme arrache des tissus vivants.

Meilleure saison : Toute l'année

Biologie

Alimentation

Corail zooxanthellé : l'essentiel de son énergie vient de la photosynthèse de ses microalgues symbiotiques.

Reproduction

Hermaphrodite (SeaLifeBase) : les gamètes sont expulsés par la bouche des polypes ; la larve planula dérive dans le plancton puis se fixe et fonde une nouvelle colonie.

Conservation

Préoccupation mineure (UICN)

Préoccupation mineure (LC) sur la liste rouge mondiale de l'UICN, évaluation du 27 octobre 2023 selon SeaLifeBase. Inscrit à l'annexe II de la CITES. Aux Maldives, l'épisode de blanchiment de 2016 a touché environ 60 % des colonies suivies dans l'atoll d'Ari Nord (IUCN, 2016).

Espèces ressemblantes

  • Platygyra lamellina : murailles plus épaisses et septes nets et arrondis (Corals of the World).
  • Platygyra sinensis, corail cerveau chinois : autre espèce du genre décrite par DORIS ; la distinction se fait sur le détail des murailles et des septes.

Classification

Règne
Végétal / algue
Groupe
Cnidaires (coraux & anémones)

Identification

Le corail cerveau est un corail dur massif de la famille des Merulinidae. Comme les autres coraux du site, c’est un animal colonial classé ici dans la flore. Son nom vient de sa surface : un labyrinthe de vallées sinueuses qui rappelle les circonvolutions d’un cerveau. SeaLifeBase le présente comme le plus courant des coraux massifs à ce motif.

La colonie forme en général un dôme, parfois une plaque. DORIS indique 20 à 60 cm de diamètre en général, et jusqu’à 1,5 à 2 m pour certaines colonies. SeaLifeBase note qu’elle atteint couramment 1 m ou plus. Les vallées mesurent 5 à 6 mm de large et souvent 2 à 3 cm de long. Les murailles qui les séparent sont épaisses. Corals of the World signale un détail utile : les septes, ces fines lames qui dépassent du sommet des murailles, ont un aspect « effiloché », irrégulier. Les couleurs sont souvent vives et contrastées, avec des murailles brunes et des vallées grises ou vertes.

L’espèce la plus proche, Platygyra lamellina, a des murailles plus épaisses et des septes nets et arrondis. D’autres Platygyra, comme le corail cerveau chinois (P. sinensis), ont aussi une fiche DORIS. Corals of the World précise que P. daedalea forme un complexe d’espèces : sous l’eau, notez « corail cerveau, genre Platygyra » si le détail des septes n’est pas net.

Où et quand l’observer aux Maldives

L’espèce occupe l’Indo-Pacifique et la mer Rouge. Aux Maldives, sa présence est attestée par une quinzaine d’occurrences sur GBIF ; elle reste peu documentée dans les bases ouvertes, en partie parce que les coraux cerveaux sont souvent notés au genre.

Corals of the World la décrit dans la plupart des milieux récifaux, et surtout sur les bordures d’arrière-récif. SeaLifeBase ajoute les chenaux externes et les lagons, entre 3 et 30 m. Aux Maldives, cherchez ses dômes sur les pentes des thilas, le haut des tombants et les pâtés coralliens des lagons. Fixé, il s’observe toute l’année.

Biologie et comportement

Comme tous les coraux constructeurs, il vit en symbiose avec des microalgues logées dans ses tissus, qui lui fournissent l’essentiel de son énergie par photosynthèse. Ce besoin de lumière explique sa préférence pour les eaux claires et peu profondes.

SeaLifeBase le décrit comme hermaphrodite. Les gamètes sont expulsés par la bouche des polypes. La larve planula dérive dans le plancton, puis se fixe et fonde une nouvelle colonie. Ce corail massif contribue à la charpente du récif sur laquelle s’installent d’autres espèces.

Statut et protection

L’UICN classe Platygyra daedalea en préoccupation mineure (LC) ; SeaLifeBase date l’évaluation du 27 octobre 2023. Comme tous les coraux durs, il est inscrit à l’annexe II de la CITES, qui encadre son commerce international. Aux Maldives, l’UICN rapporte qu’en 2016, au plus fort d’un épisode de blanchiment, environ 60 % des colonies étudiées dans l’atoll d’Ari Nord avaient blanchi, jusqu’à 90 % sur certains sites.

Bien l’observer et la photographier

Un dôme de corail cerveau paraît solide, mais il n’est recouvert que d’une fine couche de tissu vivant. Ne vous posez jamais dessus et ne le touchez pas : un appui ou un coup de palme suffit à l’arracher. Gardez une flottabilité neutre et approchez de côté.

En photo, le labyrinthe se prête aux images graphiques. Un plan rapproché, perpendiculaire à la surface, montre les vallées et les septes effilochés qui confirment l’identification. Un éclairage rasant fait ressortir le relief.

Sources