Fiche n° 1346 · Flore · Algues & plantes

Halimède

Halimeda opuntia

Océan Indien Platier Lagon Herbiers

Référence : https://silencejeplonge.fr/faune-flore/fiche/maldives-flore-halimede/

Halimède (Halimeda opuntia)
Photo : Nick Hobgood — CC BY-SA 3.0 — source

Clé d'identification

  • Algue verte calcifiée, faite de petits articles plats enchaînés comme des chapelets.
  • Articles en forme de rein ou d'éventail, de 3 à 8 mm de haut et 4 à 10 mm de large, marqués d'une nervure centrale.
  • Bord supérieur des articles entier, ondulé ou lobé.
  • Touffes denses, vert clair à crème, fixées au fond en plusieurs points là où les articles touchent le substrat.
  • Consistance rigide et cassante, due au calcaire déposé dans les articles.

Noms

Nom usuel
Halimède
Nom scientifique
Halimeda opuntia
Autres noms
Watercress alga
Synonymes
Corallina opuntia

Distribution géographique

Mers tropicales du monde : Indo-Pacifique, Atlantique et Méditerranée. Aux Maldives, l'espèce est décrite comme très commune et abondante sur les platiers de lagon de l'atoll de Baa (Payri et al., 2012) et figure dans des herbiers récoltés dans les atolls d'Addu, de Malé Nord et de Malé Sud (GBIF).

Zones : Platier · Lagon · Herbiers — Océan Indien

Biotope

Rainures, creux et fissures de la roche, débris coralliens et coraux morts entre les têtes de corail, dans les parties modérément abritées du récif ; aussi aux abords des herbiers.

Profondeur : 0 – 25 m

Repères pour le plongeur

Algue verte calcaire en touffes de petits articles plats enchaînés, très commune sur les platiers et dans les lagons des Maldives. Un bon sujet de macro, à observer sans arracher ni piétiner les touffes.

Meilleure saison : Toute l'année

Biologie

Alimentation

Algue photosynthétique : elle tire son énergie de la lumière, d'où sa préférence pour les eaux claires et peu profondes.

Reproduction

Non détaillée dans les sources consultées pour cette espèce ; les touffes s'étendent en se fixant par des rhizoïdes là où les articles touchent le fond (Wikipédia).

Conservation

Non évalué (UICN)

Non évaluée (NE) sur la liste rouge mondiale de l'UICN et non inscrite à la CITES, selon SeaLifeBase (version 2025-2). Aucune protection propre à l'espèce n'a été trouvée aux Maldives.

Espèces ressemblantes

  • Halimeda minima et Halimeda gracilis : très communes aux Maldives (Payri et al., 2012), aux articles plus petits ; la distinction demande souvent un examen à la loupe.
  • Halimède à larges disques (Halimeda macroloba) : articles en larges disques ; Payri et al. (2012) n'ont trouvé aucune halimède à bulbe planté dans le sable dans l'atoll de Baa.
  • Halimeda discoidea : grands articles arrondis, plutôt sur les pentes récifales plus profondes.

Classification

Règne
Végétal / algue
Groupe
Algues & plantes

Identification

L’halimède est une algue verte d’un genre bien particulier : elle dépose du calcaire dans ses tissus. Le résultat ressemble à des chapelets de petites pièces plates, rigides et cassantes, enchaînées les unes aux autres. SeaLifeBase décrit des articles en forme de rein ou d’éventail, de 3 à 8 mm de haut et de 4 à 10 mm de large, marqués d’une nervure centrale. Leur bord supérieur est entier, ondulé ou lobé.

Halimeda opuntia pousse en touffes denses et emmêlées, vert clair à crème. La touffe se fixe au fond en plusieurs points, partout où un article touche le substrat, par de fins filaments appelés rhizoïdes. SeaLifeBase indique des touffes jusqu’à 15 cm de diamètre, et Wikipédia des touffes jusqu’à 25 cm de haut.

DORIS n’a pas de fiche pour cette espèce. La fiche s’appuie donc sur SeaLifeBase, WoRMS et l’inventaire des algues de l’atoll de Baa. Attention : le genre est très riche aux Maldives. Payri et ses collègues y décrivent Halimeda et Caulerpa comme les genres les plus diversifiés, avec plusieurs espèces voisines aux articles plus petits ou plus grands. Une photo nette des articles aide beaucoup.

Où et quand l’observer aux Maldives

L’inventaire des algues de l’atoll de Baa, mené par Payri, N’Yeurt et Mattio et publié en 2012, cite H. opuntia parmi les halimèdes « très communes et abondantes » des platiers et pentes de lagon. C’est aussi l’une des deux seules espèces communes aux deux platiers océaniques étudiés, et elle accompagne l’unique herbier observé dans l’atoll. GBIF relaie par ailleurs des spécimens d’herbier récoltés dans l’atoll d’Addu et sur l’île de Funidu, au nord de Malé, en 1964, à Biyadhoo (Biyadoo) dans l’atoll de Malé Sud en 1986, et à 10 m près de Vaadhoo, dans le même atoll, en 1997.

Cherchez-la sur les platiers, dans les creux et fissures de la roche, entre les têtes de corail et sur les coraux morts. SeaLifeBase la donne de la surface à 25 m, et Wikipédia jusque vers 55 m. Elle se voit toute l’année.

Biologie et comportement

Comme toutes les algues, l’halimède vit de la photosynthèse. Ses articles calcifiés lui donnent une consistance rigide. Selon SeaLifeBase et Wikipédia, elle contient aussi des régulateurs de croissance végétale et des substances antibactériennes et antifongiques, sans usage commercial à ce jour.

Ses touffes forment de petits massifs fréquentés par la petite faune : la photo de cette fiche montre un nudibranche Nembrotha cristata posé sur un tapis d’halimède, au Timor oriental. Wikipédia rapporte enfin que des larves de corail se fixent volontiers sur ses articles, mais que l’algue est trop éphémère pour leur offrir un support durable.

Statut et protection

SeaLifeBase indique que l’espèce n’est pas évaluée par l’UICN (NE, version 2025-2) et qu’elle n’est pas inscrite à la CITES. Aucune protection propre à l’espèce n’a été trouvée aux Maldives.

Bien l’observer et la photographier

L’halimède pousse là où l’eau est peu profonde, souvent sur le platier. Flottez à plat, palmes hautes, sans poser genoux ni mains : vous écraseriez les touffes et le récif autour. N’arrachez pas de brins pour les regarder hors de l’eau.

C’est un excellent sujet de macro. Cadrez quelques articles de face pour montrer leur forme et leur nervure centrale, puis la touffe entière pour l’échelle. Fouillez du regard : un nudibranche ou un petit invertébré s’y cache parfois.

Sources