Fiche n° 1211 · Faune · Poissons

Poisson-perroquet stoplight

Sparisoma viride

Amérique Caraïbes Yucatán

Référence : https://silencejeplonge.fr/faune-flore/fiche/mexique-faune-poisson-perroquet-stoplight/

Poisson-perroquet stoplight (Sparisoma viride)
Photo : Jstuby — CC0 — source

Clé d'identification

  • Mâle en phase terminale vert, avec trois bandes orange obliques sur le haut de la tête.
  • Mâle terminal : tache jaune vif au bord supérieur de l'opercule et tache jaune à la base de la queue.
  • Mâle terminal : marque orange en croissant sur la nageoire caudale, en forme de lune chez les grands mâles.
  • Phase initiale : tête brune, dos aux écailles claires bordées de brun foncé, ventre et nageoires rouge vif.
  • Juvénile brun-rouge foncé, avec trois rangées de points blancs le long du corps et une barre blanche sur la queue.
  • Bec formé de dents soudées, les dents supérieures logées à l'intérieur des inférieures (genre Sparisoma).

Noms

Nom usuel
Poisson-perroquet stoplight
Nom scientifique
Sparisoma viride
Autres noms
Perroquet feu tricolore · Perroquet feu · Stoplight parrotfish · Loro brilloso · Pez loro
Synonymes
Scarus viridis

Distribution géographique

Atlantique ouest : sud de la Floride, Bermudes, Bahamas et toute la mer des Caraïbes jusqu'au Brésil. Au Mexique, les observations GBIF se concentrent sur le Quintana Roo (Cozumel, Isla Mujeres, Puerto Morelos, Punta Allen, Mahahual, Xcalak), avec quelques mentions dans l'État du Yucatán et à Veracruz ; aucune côté Pacifique.

Zones : Caraïbes · Yucatán — Amérique

Biotope

Récifs coralliens aux eaux claires, de 3 à 50 m selon FishBase. Les juvéniles vivent aussi dans les herbiers et sur les fonds riches en végétation.

Profondeur : 3 – 50 m

Repères pour le plongeur

Perroquet le plus facile à reconnaître des récifs de Cozumel et du Quintana Roo : le mâle vert porte une tache jaune sur l'opercule et une autre à la base de la queue, la femelle a le ventre rouge vif. Observez-le de profil pendant qu'il broute, sans le poursuivre.

Meilleure saison : Toute l'année

Biologie

Alimentation

Surtout des algues tendres broutées sur le récif ; il croque aussi du corail vivant, notamment le corail étoile Orbicella annularis (ex-Montastraea annularis), pour en digérer les polypes et leurs algues symbiotiques.

Reproduction

Hermaphrodite protogyne : certains mâles naissent mâles, d'autres sont d'anciennes femelles. Le mâle terminal fraie en couple avec une femelle, les mâles primaires en petits groupes. Ponte toute l'année au-dessus du récif profond, plus active l'été ; œufs d'environ 1 mm, éclosion vers 25 h.

Conservation

Préoccupation mineure (UICN)

Préoccupation mineure (LC) sur la liste rouge mondiale de l'UICN, évaluation du 15 septembre 2009 selon FishBase. Pêche commerciale mineure et commerce aquariophile ; des cas de ciguatera ont été signalés.

Espèces ressemblantes

  • Poisson-perroquet reine (Scarus vetula) : autre grand perroquet des mêmes récifs ; chez les Scarus, les dents supérieures recouvrent les inférieures, alors que chez Sparisoma elles se logent à l'intérieur. Il n'a pas les taches jaunes de l'opercule et de la queue du stoplight.

Classification

Règne
Animal
Groupe
Poissons

Identification

Le poisson-perroquet stoplight, ou perroquet feu tricolore pour DORIS, est un perroquet trapu, au profil de tête arrondi et aux grandes écailles épaisses. Ses dents sont soudées en bec. Chez les Sparisoma, les dents de la mâchoire supérieure se logent à l’intérieur des inférieures, alors que chez les Scarus, comme le poisson-perroquet reine, elles les recouvrent. FishBase donne une taille maximale de 64 cm, pour une taille courante de 38 cm.

Ses livrées changent au cours de la vie, et il faut les connaître toutes pour ne pas croire à trois espèces différentes :

  • Le juvénile est brun-rouge foncé, avec trois rangées de points blancs le long du corps et une barre blanche sur la queue.
  • La phase initiale, qui regroupe des femelles et des mâles, a une tête brune et un dos dont chaque écaille claire est bordée de brun foncé. Le ventre et les nageoires sont rouge vif.
  • Le mâle terminal est vert, avec trois bandes orange obliques sur le haut de la tête. Deux repères suffisent à l’identifier : une tache jaune vif au bord supérieur de l’opercule et une tache jaune à la base de la queue. Une marque orange en croissant orne la caudale.

La queue évolue aussi : droite chez le jeune, légèrement échancrée ensuite, en forme de lune chez les grands mâles.

Où et quand l’observer au Mexique

L’espèce vit dans l’Atlantique ouest, de la Floride et des Bermudes au Brésil, en passant par toute la mer des Caraïbes. Au Mexique, les données d’observation réunies par GBIF se concentrent sur la côte caraïbe du Quintana Roo. On y trouve de nombreux relevés à Cozumel, sur les récifs de Chankanaab, Paso del Cedral, Paraíso, Dalila, Colombia et Yucab, mais aussi à Isla Mujeres, Puerto Morelos, Punta Allen, Mahahual et Xcalak. Quelques mentions viennent de l’État du Yucatán et des récifs de Veracruz. GBIF ne signale aucune observation côté Pacifique, et ce poisson marin de récif n’a pas sa place dans les cénotes.

Cherchez-le sur les récifs coralliens aux eaux claires, entre 3 et 50 m selon FishBase. Les juvéniles fréquentent aussi les herbiers et les fonds couverts de végétation. Aucune saison particulière n’est documentée : il est présent toute l’année.

Biologie et comportement

C’est surtout un brouteur d’algues tendres, mais il croque aussi du corail vivant. FishBase cite le corail étoile, aujourd’hui nommé Orbicella annularis. Selon le Florida Museum, il digère les polypes et leurs algues symbiotiques, et ses dents pharyngiennes broient le squelette, qu’il rejette sous forme de sable blanc. Cette bioérosion fait de lui un grand producteur de sédiment sur le récif.

L’espèce est hermaphrodite protogyne. Certains mâles naissent mâles, d’autres sont d’anciennes femelles qui ont changé de sexe et de couleur. Le mâle terminal fraie en couple avec une femelle, tandis que les mâles primaires pondent en petits groupes autour d’une femelle. La ponte a lieu toute l’année au-dessus du récif profond, avec un pic en été. Les œufs mesurent environ 1 mm et éclosent au bout de 25 heures environ.

Strictement diurne, il dort la nuit sur le fond, dans des espaces assez dégagés pour fuir vite. Il nage surtout avec ses pectorales et ne donne des coups de queue que pour accélérer. Il vit seul ou en petits groupes. Ses prédateurs sont les vivaneaux, les carangues et les murènes.

Statut et protection

L’UICN le classe en « Préoccupation mineure » (LC), une évaluation du 15 septembre 2009 selon FishBase. Il fait l’objet d’une pêche commerciale mineure et du commerce aquariophile. FishBase signale des cas d’intoxication à la ciguatera après consommation. WoRMS range désormais les poissons-perroquets dans la famille des Labridae, sous-famille des Scarinae.

Bien l’observer et la photographier

Le mâle terminal se laisse approcher pendant qu’il broute, tête contre le substrat : avancez lentement, à hauteur du fond, sans le suivre quand il s’éloigne. Pour l’identification, cadrez-le de profil avec la tête et la queue nettes, afin que les deux taches jaunes figurent sur la même image. Chez les phases initiales, le rouge du ventre s’éteint avec la profondeur : un flash ou une lampe le restitue. De nuit, s’il dort sur le fond, éclairez-le brièvement et de côté, sans le toucher ni le déloger.

Sources