France (Guadeloupe) · Amérique
Faune & flore — Guadeloupe
Récifs caraïbes de la Réserve Cousteau, des Saintes et de Marie-Galante : tortues imbriquées et vertes, poissons-anges, perroquets, gorgones géantes, herbiers et mangroves du Grand Cul-de-Sac marin.
25 fiches faune · 25 fiches flore — catalogue complet ci-dessous
Panorama naturaliste
Guadeloupe : récifs caraïbes de la côte sous le vent (Réserve Cousteau, îlets Pigeon), Les Saintes, Marie-Galante, herbiers et mangroves du Grand Cul-de-Sac marin. 50 fiches documentées (25 faune, 25 flore et organismes fixés : identification, biologie, statut de conservation, liens DORIS/WoRMS/GBIF, espèces confondables), pensées pour le plongeur débutant.
La série d’articles associée : La faune marine de Guadeloupe.
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50 fiche(s) affichée(s)
Fiches espèces — Guadeloupe
Anémone à tentacules annelés
Bartholomea annulata
Cette petite touffe de tentacules translucides aux spirales blanches se cache dans les crevasses des récifs guadeloupéens. Arrêtez-vous devant : c'est souvent le domicile d'une crevette nettoyeuse ou d'une crevette-pistolet.
Anémone géante
Condylactis gigantea
Avec ses tentacules terminés par une boule rose ou violette, l'anémone géante est facile à repérer sur les récifs de Guadeloupe. Approchez-vous lentement, sans la toucher, et cherchez les petites crevettes et crabes qui vivent entre ses tentacules.
Baleine à bosse
Megaptera novaeangliae
Elle se voit depuis un bateau, pas en plongée : la loi interdit de l'approcher à moins de 300 m. Pour la croiser de décembre à mai, choisissez une sortie avec un professionnel formé et autorisé par le Sanctuaire Agoa.
Barracuda
Sphyraena barracuda
Grand poisson argenté qui stationne en pleine eau près du récif et observe les plongeurs sans bouger. Impressionnant mais rarement dangereux : ne le nourrissez pas. En Guadeloupe, il figure sur la liste des poissons dont la pêche et la vente sont interdites ou restreintes pour risque de ciguatera.
Caulerpe raisin
Caulerpa racemosa
Ces petites grappes de billes vert vif tapissent le sable et les débris du récif, parfois à moins d'un mètre de fond. Regardez de près sans les arracher : chaque grappe, stolon compris, n'est qu'une seule cellule géante.
Chirurgien bleu
Acanthurus coeruleus
Les bancs de chirurgiens bleus qui broutent le récif sont un classique des plongées guadeloupéennes, dès quelques mètres de fond. Cherchez aussi le juvénile jaune vif, plus discret, caché près des coraux.
Coffre mouton
Lactophrys triqueter
Petit poisson-coffre noir à pois blancs qui fouille le sable en soufflant dessus. Lent et peu craintif, il se laisse suivre facilement, mais ne le touchez pas : son mucus contient une toxine.
Coné ouatalibi
Cephalopholis fulva
Petit mérou rouge brun semé de points bleus, posté à l'entrée d'un trou du récif. Méfiant mais facile à observer : approchez de biais, sans montrer d'intérêt, et il restera en place.
Corail cerveau labyrinthe
Diploria labyrinthiformis
Ce gros dôme strié comme un cerveau est devenu très rare en Guadeloupe depuis la maladie de 2020. Si vous en trouvez un vivant, observez-le sans le toucher et signalez-le à votre club.
Corail corne d'élan
Acropora palmata
Ses grandes branches plates poussent presque à fleur d'eau, là où les vagues cassent : on l'admire souvent mieux en randonnée palmée qu'en plongée. Gardez vos distances, car la houle peut vous plaquer contre ces colonies rares et fragiles.
Corail corne de cerf
Acropora cervicornis
Ce buisson de branches fines et pâles est devenu rare dans toute la Caraïbe. Si vous en voyez un, admirez-le de loin : la moindre palme suffit à casser ses branches cassantes comme du verre.
Corail de feu
Millepora alcicornis
Branches jaune moutarde à pointes blanches : on ne touche pas, ça brûle. Le corail de feu est partout sur les récifs peu profonds de Guadeloupe, et un bon réglage de flottabilité est le meilleur moyen de ne jamais le frôler.
Corail étoilé massif
Orbicella annularis
Ces gros massifs bosselés comme un champ de colonnes arrondies forment la charpente de nombreux récifs antillais. Approchez-vous pour voir ses minuscules calices en étoile, mais ne vous posez jamais dessus.
Corail laitue
Agaricia agaricites
Corail commun dans toute la Caraïbe, le corail laitue se repère en Guadeloupe à ses lames ondulées sous les surplombs ou à ses croûtes sur la roche. Revenez le voir en plongée de nuit : polypes sortis, il change complètement d'aspect.
Corail moutarde
Porites astreoides
Ces petites bosses jaune moutarde font partie du paysage de presque toutes les plongées peu profondes des Caraïbes. Faciles à repérer et à photographier, elles demandent juste une palme maîtrisée : un dôme cassé met des années à se reformer.
Corail pilier
Dendrogyra cylindrus
Si vous croisez un corail pilier en Guadeloupe, prenez le temps : c'est l'un des coraux les plus menacés de la Caraïbe. Restez à distance, sans jamais poser une palme près de sa base, et signalez au centre de plongée toute zone blanche sur les colonnes.
Éponge baril
Xestospongia muta
On ne la rate pas : ce grand tonneau brun-rouge domine le récif et sert d'abri à une foule de petits animaux. Admirez-le de l'extérieur, sans jamais vous asseoir dedans ni vous appuyer sur son bord, qui casse facilement.
Éponge tube jaune
Aplysina fistularis
Ces bouquets de tubes jaunes font partie des éponges les plus faciles à repérer sur les récifs de Guadeloupe, de l'îlet Pigeon aux Saintes. Prenez le temps de regarder dans les tubes sans y glisser la main : de petits crustacés et des poissons s'y abritent.
Éponge vase bleue
Callyspongia plicifera
Un vase rose violacé qui s'illumine de bleu sur son bord : c'est l'une des éponges les plus photogéniques des récifs de Guadeloupe. Jetez un œil à l'intérieur, souvent occupé par des ophiures ou des crevettes, mais ne touchez pas sa paroi fragile.
Gorette jaune
Haemulon flavolineatum
Petit poisson jaune rayé qui se tient le jour en bancs serrés sous les surplombs du récif. Approchez doucement à hauteur du banc : il reste en place et se laisse photographier.
Gorgone éventail
Gorgonia ventalina
Grand éventail violet planté face au courant, on le croise dès le snorkeling sur la côte sous le vent de Basse-Terre. Regardez-le sans le toucher : une palme mal placée suffit à arracher une colonie qui ne grandit que de quelques centimètres par an.
Gorgone plume
Antillogorgia americana
Ces grandes plumes violettes ou beiges qui ondulent avec la houle sont des gorgones du genre Antillogorgia. Les distinguer entre elles à l'œil nu est presque impossible : profitez du spectacle sans les toucher.
Halimède
Halimeda opuntia
Ces touffes vertes faites de petites pastilles calcaires se glissent dans les moindres fissures du récif. Approchez sans toucher : chaque article qui tombe finit en grain de sable blanc.
Halophila envahissante
Halophila stipulacea
Ce tapis de petites feuilles en palette a remplacé en quelques années la plupart des herbiers de la côte sous-le-vent, jusque dans la baie de Malendure face aux îlets Pigeon. Apprenez à la reconnaître, ne l'arrachez pas et ne la transportez jamais : chaque fragment peut fonder un nouvel herbier.
Herbe à lamantin
Syringodium filiforme
Ces touffes de fines tiges vertes qui ondulent sur le sable sont les premières à coloniser les fonds nus, et les tortues vertes en sont friandes. Observez-les depuis la surface sans vous poser : leur ancrage fragile ne résiste ni aux palmes ni aux ancres.
Herbier à tortues
Thalassia testudinum
Ces prairies de rubans verts, accessibles en palmes-masque-tuba depuis de nombreuses plages, sont la cantine des tortues vertes et la nurserie de nombreux poissons de récif. Nagez au-dessus sans vous poser ni palmer près du fond : le sable soulevé et les rhizomes arrachés mettent des années à se reconstituer.
Hippocampe à long nez
Hippocampus reidi
Hippocampe jaune à brun, au museau long et piqueté de points noirs, souvent accroché par la queue à une gorgone ou à une éponge-corde dans peu d'eau. Il compte sur son camouflage, pas sur la fuite : ne le touchez jamais et évitez le flash répété.
Lambi
Aliger gigas
Grosse coquille couverte d'algues posée sur le sable ou dans l'herbier : c'est souvent un lambi. Restez immobile quelques instants et vous verrez peut-être ses yeux jaunes sortir de la coquille pour vous surveiller.
Langouste blanche
Panulirus argus
Le jour, seules ses longues antennes dépassent d'un trou du récif : approchez lentement et vous verrez souvent plusieurs langoustes partager le même abri. Elle sort chasser la nuit, ce qui en fait une rencontre fréquente en plongée nocturne.
Marignan
Holocentrus adscensionis
Ce grand poisson rouge aux yeux énormes se tient le jour à l'entrée des trous du récif. Braquez votre lampe sous les surplombs : il ne fuit pas tout de suite, et c'est en plongée de nuit qu'on le voit le mieux en chasse.
Murène verte
Gymnothorax funebris
Plus grosse murène des Caraïbes, vert uniforme, qui guette la gueule entrouverte depuis sa faille. Peu craintive, elle mord si on la dérange : gardez les mains hors des trous et ne la nourrissez jamais.
Palétuvier rouge
Rhizophora mangle
Sous la surface, les racines-échasses du palétuvier rouge forment une forêt engloutie couverte d'éponges, d'huîtres et d'algues, où grandissent les jeunes poissons du récif. Observez-les en palmes-masque-tuba, en eau calme, sans vous y accrocher ni remuer la vase.
Pastenague américaine
Hypanus americanus
Grande raie brune posée sur le sable, souvent à moitié enfouie, dont on ne voit parfois que les yeux. Elle ne fuit pas le plongeur calme, mais ne la touchez jamais et regardez où vous posez les pieds en entrant dans l'eau depuis une plage.
Perle de mer
Valonia ventricosa
Cette bille verte brillante, nichée dans une fissure du récif, est l'une des plus grandes cellules vivantes connues. Regardez-la sans la toucher ni la détacher : laissez-la à sa place dans le récif.
Poisson-ange français
Pomacanthus paru
Grand poisson-ange noir aux écailles bordées de jaune, qui se promène en couple sur les récifs de la Côte sous le Vent. Peu farouche, il se laisse approcher par un plongeur calme et bien stabilisé.
Poisson-ange royal
Holacanthus ciliaris
Grand poisson-ange bleu à queue jaune, reconnaissable à la couronne mouchetée de bleu sur son front. Timide mais curieux, il se laisse mieux observer si on l'approche de biais, sans le fixer.
Poisson-lion
Pterois volitans
Poisson spectaculaire mais indésirable : il est invasif aux Antilles et vide les récifs de leurs petits poissons. Peu craintif, il se laisse approcher, mais ne le touchez jamais, ses épines sont venimeuses.
Poisson-papillon à quatre yeux
Chaetodon capistratus
Petit poisson-papillon gris et jaune, avec un faux œil noir près de la queue, souvent en couple sur les récifs peu profonds. C'est le poisson-papillon le plus commun des Antilles, et il se laisse facilement approcher.
Poisson-perroquet feu
Sparisoma viride
Perroquet très commun des récifs guadeloupéens : le mâle vert porte une tache jaune sur l'opercule et une autre à la base de la queue, la femelle a le ventre rouge vif. Écoutez-le croquer le récif et observez-le de profil sans le poursuivre.
Poisson-perroquet royal
Scarus vetula
Grand perroquet des récifs : le mâle est bleu-vert, la femelle grise avec une bande blanche sur le flanc, souvent en petit groupe autour d'un seul mâle. En plongée de nuit, on peut le trouver endormi dans son cocon de mucus : ne le touchez pas et n'insistez pas avec la lampe.
Poisson-trompette
Aulostomus maculatus
Long poisson en forme de bâton qui se tient tête en bas entre les gorgones pour se confondre avec elles. Il est facile à approcher : cherchez-le aussi collé au dos d'un perroquet ou d'un mérou, sa ruse de chasse préférée.
Poulpe de récif des Caraïbes
Octopus briareus
C'est en plongée de nuit, souvent par moins de 10 m, qu'on a le plus de chances de croiser ce poulpe qui change de couleur à vue d'œil. Éclairez-le de biais, sans le suivre : il continuera à chasser devant vous.
Raie léopard
Aetobatus narinari
Grande raie au dos constellé de points blancs, qui survole le sable et le récif à grands coups d'ailes. Restez immobile près du fond et laissez-la passer : la poursuivre la fait fuir à coup sûr.
Requin-nourrice
Ginglymostoma cirratum
Gros requin brun qui dort le jour sous les surplombs, souvent revenu au même endroit d'une plongée à l'autre. Inoffensif si on le laisse tranquille, il peut mordre gravement s'il est dérangé : regardez-le sans le toucher ni lui bloquer la sortie.
Ricordea
Ricordea florida
Ces petits disques verts ou orangés couverts de « perles » se cachent entre les coraux et passent facilement inaperçus. Ralentissez, regardez de près les surfaces rocheuses : c'est une belle trouvaille pour la photo macro.
Sargasse
Sargassum natans
En pleine mer, un radeau de sargasses vivantes abrite petits poissons et toute une faune associée, et vaut un coup d'œil en palmes-masque-tuba depuis le bateau. Échouées, elles pourrissent et dégagent de l'hydrogène sulfuré : on évite alors la baignade et on s'éloigne des amas.
Sergent-major
Abudefduf saxatilis
Demoiselle à cinq bandes noires et au dos jaune, en bancs au-dessus de presque tous les récifs peu profonds de Guadeloupe, même en snorkeling. Le mâle bleu sombre qui garde ses œufs sur la roche charge les plongeurs trop proches : regardez le nid à distance.
Tortue imbriquée
Eretmochelys imbricata
C'est la tortue que l'on croise le plus souvent sur les récifs, la tête plongée dans une éponge. Restez à côté d'elle, jamais au-dessus, et laissez-lui toujours le chemin libre vers la surface.
Tortue verte
Chelonia mydas
Tortue à petite tête ronde que l'on voit brouter les herbiers par quelques mètres de fond, en plongée comme avec palmes, masque et tuba. Restez à distance, ne la touchez pas et ne lui barrez jamais la route vers la surface.
Zoanthaire encroûtant
Palythoa caribaeorum
Ce tapis beige de petits polypes serrés couvre la roche dès les premiers mètres, souvent en snorkeling. Ne le touchez jamais à mains nues : le genre Palythoa est connu pour produire la palytoxine, une toxine très puissante.
Publié le 18 octobre 2026